984 : Saint-Cyr est nommée pour la première fois dans les possessions de l’église métropolitaine de Lyon : ecclésia Sancti Cirici, Eglise de Saint-Cire, que l’on trouvera écrit de différentes manières au cours des siècles : S. Ciricus villa, S. Ciricus, Saint-Cir, Saint-Cire, Saint-Cyre et Saint-Cyr.
1150 (et non pas 1110) : construction du château. Le châtelain était chargé de la défense des habitants et de l’administration de la Justice qui relevait de la Juridiction des Chanoines Comtes de Lyon. Le dernier Seigneur mansionnaire du château de Saint-Cyr fut le Chanoine Prangins de Pingon de 1753 à 1790.
(Manse , mansionnaire ou mensionnaire on trouve les deux orthographes ; le seigneur mensionnaire était un comte de Lyon , c'est- à dire un chanoine ayant fait preuve d'au-moins quatre quartiers de noblesse , tant de père que de mère. Il choisissait un capitaine châtelain et un cellerier(économe); le châtelain était chargé de la défense des habitants et de la justice; le Dr Gabourg rapporte les textes de Duplain à ce sujet page 40 avec des exemples de sentences)
1306 : séjour du Pape Clément V du 12 février au 6 mars.
1341 : construction d’un premier ermitage au Mont Cindre joint à une chapelle placée sous l’invocation de Notre-Dame Reine des cieux.
1422 : après leur victoire sur les troupes de Charles VII, les Anglo-Bourguignons envahissent le Mont d’Or. Le château de Saint-Cyr est pillé et brûlé.
1573 : « St-Cire au mont d’or, l’église dans un fort, est situé au pied du Mont-d’or, abondant en bons vins, quelque peu de blés, foins et fruits et les plus belles et riches carrières à tirer grandes pierres de taille, à faire tables, marches et autres ouvrages d’architecture de tout le Lyonnais et y a plusieurs belles fontaines à Messieurs de St-Jehan » (Nicolas de Nicolay, Description de Lyon et du Lyonnais)
1628 : durant le terrible épisode d’épidémie de peste, les malades s’entassent dans une « Maison de tout le monde » au Canton-Charmant.
1642 : visite royale de Louis XIII le 2 juillet. Une grande fête est donnée aux Ormes.
1720 : au recensement, Saint-Cyr se trouve au premier rang des communes après Lyon. On compte 1 feu pour cinq personnes. Lyon : 7 780 feux ; Saint-Cyr : 406 feux.
1773 / 1775: Les Bourgeois de Lyon, fixés pendant l’été à Saint-Cyr, avaient demandé la franchise de toutes tailles et capitations. Les habitants ne voulant pas être les seuls à supporter l’impôt, Jean-Baptiste Defarge, vigneron, représentant les onze paroisses du Lyonnais, se rend à Paris auprès de Turgot pour défendre leur cause, et l’obtient.
(".... Les bourgeois de Lyon obtinrent en 1773 de Louis XV qu'ils seraient taxés d'office par libtendant au lieu d'être imposés par les habitants du lyonnais . Or ,l'intendant taxait les bourgeois sur le rapport de Messieurs lélus , parties interessées , puisqu'ils étataient taillables . Aussi , en fait , les burgeois ne donnaient que le tiers de la somme qu'ils aurairnt dûs payer . Aussitôt 11 des principales paroisses du Lyonnais nommèrent pour syndic J.Baptiste Desfarge , vigneron à St-Cyr (anc^tre de Madame Marinette Raffin-Thomas ) et lui donnèrent une procuration pour se rendre à paris et obtenir que les bourgeois fussent assujettis à la taille comme tout autre exploitant. Défarges réussit auprès de Turgot et le 21 mai 1775 . " Duplain Les Bourgeois attaquèren et il fallu attendre 1780 pour que Ranchon inscrive : les habitants ont imposé les bourgeois à la taille et à la caoitation et ils payent sans contrainte .)
(Turgot fut ministre de Louis XVI, et non de Louis XV, mort au printemps 1774, et il fut nommé ministre des finances dirait--on aujourd'hui, durant l'été 1774. Il ne vivait pas dans notre région auparavant, mais dans le centre de la France, à Clermont ou à Limoges, où il était intendant. ( l'ancien ministre Edgar Faure a écrit un remarquable libre bibliographique intitulé " la disgrâce de Turgot", que j'ai lu il y a longtemps CP )
Il a effectivement allégé le paysage fiscal, notamment avant sa chute, en 1776 et je pense que c'est là qu'intervient la suppression de celles concernant Saint-Cyr. Tout à l'heure j'ai pensé à une simple erreur de plume ( 1773 au lieu de 1783 ), mais c'est effectivement impossible. Je pense donc que c'est 1776, et non 1773.
Ce qui est important c'est qu'il n'a pas été le ministre du même roi, et en ce sens nous ne pouvcons pas nous tromper. YL)
Mme Thomas indique que son ailleul Desfarges est allé deux fois à Paris dont l’une à Versailles (elle possède les correspondances)
1773 Jean-Baptiste Défarge , vigneron, représentant les onze paroisses du lyonnais , obtient de Turgot l’annulation de la franchise (tailles et capitations) accordée aux bourgeois de Lyon propriétaires à St-Cyr. .
1782 : « La misère est grande, note l’abbé Ranchon. Il était l’an dernier 150 tailleurs de pierre ; ils ont renvoyé plus de la moitié de leurs ouvriers. »
1790 : le 25 février, Saint-Cire devient un des quinze cantons de Lyon.
1793 : le 10 octobre, les Lyonnais contre-révolutionnaires menés par le général de Précy, fuyant la répression, font irruption à Saint-Cyr. A partir de décembre, Saint-Cyr au mont d’or devient Montcindre (ci-devant Cyr au mont d’or), jusqu’à l’arrêté des Consuls du 9 Fructidor de l’An IX (1801) qui fair réapparaître les anciennes dénominations. La commune est le siège de la municipalité de canton qui regroupe Saint-Rambert l’ile Barbe, Collonges, Caluire-et-Cuire, Saint-Didier-auMont d’Or, Ecully et Dardilly.
1793 : le 10 octobre , 200 lyonnais contre–révolutionnaires menés par le général de Précy sont écrasés aux Ormes par l’armée républicaine. En décembre la commune prend le nom de Montcindre (ci-devant St-Cyr -au -mont -d’or) jusqu’au 9 Fructidor de l’An IX (1801)
1803 : fondation d’un bureau de bienfaisance, installation du premier instituteur laïc.
1825 : la commune acquiert un plan cadastral (plan napoléonien).
1834 ? (archives municipales : 1844 plan de la maison école)
construction d’une mairie- école , place Charles De Gaulle.
1836 : démission du conseil municipal en protestation à la décision gouvernementale d’accéder à la demande d’annexion d’une partie de Sain-Cyr par la commune de Saint-Rambert L’ile Barbe.
1859 : dans la nuit du 14 au 15 octobre, est commis au Canton Charmant le triple assassinat des Dames Gayet : Madame Défarge, 70 ans, sa fille Madame Gayet, 38 ans, et la petite Pierrette, 13 ans. Les trois coupables sont originaires de Saint-Cyr. Ils sont exécutés sur la place de Saint-Cyr, le 17 août 1860, en présence d’une foule considérable.
1869 : inauguration de la place de la République, d’abord baptisée place Neuve.
1872 : bénédiction de la nouvelle église.
1878 : création d’une bibliothèque populaire.
1880 : création d’un bureau de Poste.
1891 : création d’un orchestre municipal.
1895 : construction du clocher de la nouvelle église.
1898 : arrivée du tramway à Saint-Cyr. Il fonctionne jusqu’en 1950 lorsqu’il est remplacé par des trolleys bus
1895 : Le testament de Nicolas Lassalle du 8 mars 1895 légue la somme de 10 000 Frs à la commune de Saint Cyr, ‘’pour faire ériger une fontaine et un réservoir d’eau potable place de la Croix des Rameau au profit des habitants’’. La fontaine devait porter l’inscription : Fontaine Lassalle. Elle sera inaugurée en 1906 par Auguste Gouverne.
1906 : pourparlers pour l’éclairage électrique de la commune.
1911 : l’école laïque du Bourg est inaugurée le 27 août par Jean-Victor Augagneur, député du Rhône et ministre des Travaux publics.
1913 : demande de classer monuments historiques la tour féodale et le vieux clocher.
1914 : le conseil municipal fait un émouvant compte-rendu de l’appel du 2 août à la mobilisation de la population pour participer à l’effort de guerre [à vérifier]
1926 : installation du téléphone à la Mairie.
1931 : installation de la première pompe de distribution d’essence
1942 (1945 nouveaux statuts de l’écolke) : installation de l’Ecole Nationale de Police dans l’ancien pensionnat des Ursulines
1952 : inauguration de la fresque de Louis Touchagues à la chapelle du Mont-Cindre par P.Dumond
1954 : construction de la tour-relais du Mont Cindre
1966 : le 2 juillet la mairie s’installe dans la Maison donnée par testament par Jean et Catherine Reynier
qui n’avaient pas d’enfants.
1969 : Entrée de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or dans la communauté urbaine de Lyon
1977 : inauguration du Stade des Combes et création du club de football
1984 : fête du millénaire de Saint-Cyr
1990 Inauguration de la salle polyvalente de la Source et installation de la bibliothèque à la Source.
2003/ 2005 Construction de la nouvelle école publique élémentaire de Champlong (les bâtiments préfabriqués de 1969 sont démolis)
2005 : Lors de la restauration de la salle des Vieilles Tours, découverte de fresques du XVe très abîmées par un piquetage au XVIIIe siècle .
2008 Développement intercommunal de Saint-Cyr avec les Monts d’Or et le Val de Saône
Restauration complète du stade de football Saint-Cyr Collonges.
2009 Classement des archives municipales stockées dans la mairie.
Création du square Antoine Foret.
2010
Généralisation du Haut Débit pour l’ensemble des habitants.
Chronologie établie à partir des travaux de l’équipe des correspondants du Pré-Inventaire des Monuments et Richesses Artistiques et du dépouillement des archives municipales de Saint-Cyr en 2009.