Rédigée par l’Instituteur du village M.Perret en 1914
(Extrait du document manuscrit original des archives municipales)
Les haches ou coins de pierre, les couteaux en silex, les poinçons en os, les pointes de flèches, les disques en pierre servant de mortier, trouvés sur plusieurs points du territoire, à Crécy, au Mont-Toux, etc, probablement sur l'emplacement des stations celtiques, montrent que notre pays fut habité par les hommes de l'âge de pierre.
Le celtique a laissé son empreinte dans les mots chirat (tas de pierres), caborne (cabane en pierres sèches) etc. Les sépultures gaéliques ont été mises à jour aux Ormes, à la Ferlatière et dernièrement sur l'emplacement du groupe scolaire.
Les Romains plantèrent la vigne sur les territoires des Cures, dès Greffières, de Chatanay, où celles qui existent portent encore le nom de vignes romaines. On a retrouvé également plusieurs fragments de l'aqueduc qu'ils construisirent pour amener les eaux du Mont d'Or à la Sauvegarde (territoire d'Ecully, où était établie une colonie romaine). Les noms de Mercuire, tiré de Mercure, dieu vénéré des Gallo-Romains de Nervieux, corruption de Vernieux, Vérinus, officiers romains, les pièces romaines retrouvées sur ces territoires attestent encore leur présence.
Les Sarrazins, de 734 à 737, plantèrent leurs gourbis sur les bords de la Saône, (Saint Cyr touchait à la Saône avant 1836) et laissèrent dans la contrée un si profond souvenir qu'on leur attribua des œuvres crééés par les Romains, notamment les aqueducs qu'on a appelés longtemps sarrazinières. Les territoires de Thizy, Charbottes doivent leur nom aux Arabes. Thizy signifie col en Arabe ; Charbotte vient de chara (cascade) et de abioth (blanc). Le ruisseau des Combes qui traverse ce territoire devait en effet former une cascade en arrivant à la Saône.Dès le Xe siècle le Mont d'Or devient une circonscription territoriale du Lyonnais, entre les mains de l'archevêque Alwala, héritier de Boson, roi de Bourgogne. Alwala légua ses biens aux chanoines de Saint Jean. En 984 Saint Cyr est cité dans la liste, faite par l'archevêque Burchard des possessions de l'église primatiale. Ces possessions furent contestées par les comtes héréditaires du Lyonnais, particulièrement par les comtes du Forez. De là des guerres incessantes qui durèrent jusqu'en 1173, époque où Guy II, compte du Forez, se désista de ses droits sur Lyon, ainsi que sur les paroisses et fiefs qui depuis formèrent le comté de Lyon, dont les archevêques conservèrent la souveraineté jusqu'en 1312, époque où Philippe le Bel réunit le Lyonnais à la couronne.
Le château fort. Ce château fut construit au commencement du XIIe siècle, par le sénéchal Girin, chanoine de Lyon, mort en 1154. Son œuvre fut complétée par un autre sénéchal Dalmace Morel, mort en 1185, et embellie par l'archevêque Raynaud 1193-1226. Le pape Clément V séjourna dans le château de Saint Cyr, du 12 février au 6 mars 1306.
La guerre de cent ans fit subir de cruelles épreuves à la région lyonnaise. En 1358 et 1359, à l'approche des Anglo-Bourgignons les châtelains de Saint Cyr et des environs obligèrent leurs hommes à se rendre au château pour y faire le guet. Après le traité de Brétigny, 1360, les mercenaires ou Card-Vénus vinrent à leur tour désoler le pays. En 1362. Ils infligèrent une sanglante défaite aux troupes royales, à Brignais. En 1363, une de ces compagnies de routiers, commandée par Seguin de Badafol s'empara d'Anse et de Saint Germain au Mont d'Or. Elle n'arriva pas jusqu'à Saint Cyr, les habitants en furent quittes pour la peur. Ceux de Saint Didier étaient tenus, en temps de guerre de courir au château de Saint Cyr pour y faire guet et garde ; et ils durent jusqu'en 1496 contribuer par moitié à l'entretien des fossés et réparations du château.
On ne sait si Saint-Cyr fut attaqué par le baron des Adrets, mais le fait est certain pour Saint Didier.
D'après des documents conservés aux archives du Rhône, l'état primitif du château comprenait un quadrilatère flanqué de 5 tours, sa superficie était de 37a. Une seule tour, très bien conservé subsiste encore aujourd'hui. C’est un donjon carré, il avait autrefois 27m, aujourd’hui 21m de hauteur, les murs ont 1m75 d'épaisseur à la base. C'est sur cette tour que se tenait le guetteur. Sur la face est existe une échauguette, on y voit aussi l'endroit où s'y rattachait le mure d'enceinte. De larges fossés entouraient le château ; ils existaient encore en 1753. Les deux portes principales, en arcades ogivales sont encore en bon état. Dans l'enceinte étaient la demeure du châtelain, les écuries, la cour principale, actuellement jardin de la cure, les bâtiments destinés aux cuves, pressoirs, greniers de la dime, aujourd'hui occupés par le presbytère et les anciennes classes de garçons, la chapelle devenue église paroissiale, convertie depuis longtemps en salle de fêtes de réunions, l'ancien cimetière qui fut après sa désaffectation le jardin des instituteurs jusqu'en 1911, le suel où la dime de blé était prélevée.
Seigneur mensionnaire – châtelain. Le seigneur mensionnaire était toujours un comte de Lyon, un des chanoines de Saint Jean, ayant fait preuve d'au moins quatre quartiers de noblesse. Il choisissait le capitaine châtelain et le cellérier avec approbation du chapitre. Il était de plus obéancier, c'est-à-dire jouissait d'une partie des droits de cens, servis dîmes etc. Le châtelain était chargé de la défense des habitants et de l'administration de la justice. Saint Didier, Saint Fortunat, Serin, Vaise relevaient de sa juridiction. Les seigneurs mensionnaires furent : Pierre Affly, 1410, Claude de Feugères 1485, Humbert de Grolée 1486, Mathieu de Sure 1492, François de Lestang 1511, Mitte de Chevrières 1565, Claude de Talemaro de Ressis 1605, Gaspard de Fodras de Contenson 1638, de Chateauneuf de Rochebonne, 1675, Alphonse de Lavergne de Tressan 1700, de Fontanet de chené de la Valette, …de Frangins de Pingons 1753-1790.
Les châtelains : Philippe de Chabout 1350, Pierre Arlod de la Salle, 1362, Bernard d'Arlod de la Salle, 1370, Lancelot Antoine de Chaponay 1402, Jean Chevrier 1416, Pierre de Cuyselle, 1422, Giles Richard, 1431, Thiery Clèves 1470, André Défarges 1610, Favorin 1619, Dumont 1640, Antoine Gazanchon, 1643, Guillaumont, 1684, Jean Antoine Faure, 1617, Pierre Debilly, 1700, Tempier 1770.
Autres châteaux. On voit au dessus du hameau de la Baticollière le château Gillet qui fut au XVIIIe siècle la propriété des Birouste qui donnèrent un échevin à Lyon et qui, en 1783 fut le séjour de la baronne de Rivers, parente du ministre anglais Pitt. Cette habitation fut ensuite la propriété de l'avocat Jean Guerre 1798, de Monsieur de la Baume 1805, du comte Herculais, de Monsieur Hunckel d'Herculais, de Monsieur Camille Bellon.
Au hameau de la chaux s'élève une splendide construction édifiée par Monsieur Perret, ancien sénateur. Une partie, la plus grande, est sur le territoire de Saint-Cyr, mais l'entrée principale est sur Collonges. Sur le même emplacement était l'ancien château de la chaux qui au XVIIIe siècle appartenait à Jean Raverie, seigneur de la Chaux, trésorier général de France, échevin pennon de Lyon. Sa fille, Louise épousa Maurice de Guillon, avocat au Parlement.
La famille de Guillon en fut longtemps propriétaire, mais en 1769 les chanoines de Saint Jean interdirent au représentant de cette famille de porter le titre de seigneur et de donner le nom de château à sa maison.
On peut citer encore dans le même hameau le château et la belle propriété Tresca, et aux Ormes le château Duval de construction récente.
De 1750 à nos jours. De 1752 à 1805, il y eut comme curé de la paroisse de Saint Cyr, un abbé nommé Ranchon, qui eut l'heureuse idée de clore les registres annuels paroissiaux par des notes relatant les principaux événements de l'année. Je crois intéressant d'en citer quelques unes.
1753 – Monsieur le comte de Pingon est en possession de la mense de Saint Cyr depuis le 3 juin 1753. Les habitants l'ont reçu selon les souhaits presque toute la jeunesse était armée de fusils ; sa générosité, sa douceur ont réjoui chacun.
1756 – La maison curiale est tombée en ruines par la chute du toit. Le sieur curé a fait couvrir partie de bâtiment pour y tenir un maître d'école et ce du consentement par écrit des habitants.
1758 – Il n'y a eu au dime que 20 ânées de vin. Les ouvriers ont fait du vin avec des fruits, la misère est fort grande. Il y a une grande guerre avec le roi de la Prusse (guerre de sept ans). Le commerce de Lyon tombe chaque jour. Le bled se vend 5 livres 5 sols le bichet. Il sera cher toute l'année parce que les Anglais bouchent les passages de la Sicile. Il n'y a point de fève à cause d'un brouillard qui a gâté les fleurs. Les vins se vendent 24 livres l'ânée.
1776 – Le mois de février 1776 a été pluvieux au point que les rivières sont débordées jusqu'à ce jour (17 mars) de façon qu'on ne peut passer depuis un mois au plan de Vaise, ni à cheval ni en voiture.
En 1790, le 21 février, les députés des trois provinces du Lyonnais, Forez et Beaujolais assemblés en comité, après avoir pris lecture du décret de l'Assemblée nationale du 3 février, arrêtèrent la fixation des limites de leur département, sa subdivision en districts et sa sous-division en cantons, Saint Cyr fut l'un des 15 cantons du district de Lyon. Il comprenait les communes ci-après : Saint Cyr, 1450h, Caluire 800, Collonges 725, Curie 400, Dardilly 550, Ecully 925, Saint Didier 1175, Saint Rambert 250. Mais, 12 ans plus tard, le siège du canton fut porté à Limonest, et vers la fin de 1793, l'appellation de Saint Cyr au Mont d'Or fit place à celle de Mont Cindre, ci-devant Cyr-au-Mont-d’Or. Cette nouvelle dénomination était nécessaire, car après la suppression obligatoire de Saint et de Cyr que restait-il ? (on peut voir dans la salle des fêtes du nouveau groupe scolaire un tableau de Mr Théodore Lévigne représentant Saint Cyr, alors qu'il était désigné sous le nom de commune du Mont-Cindre, canton du Mont d'Or.
Le 9 octobre 1793, 700 Lyonnais conduits par le général de Précy, sortirent de Lyon (parc de la Claire, et se dirigèrent vers le Mont d'Or, pour gagner la Bresse et la Savoie. L'arrière garde dont le chef était de Virieu, mitraillée par les canons de la Duchère, embarrassée dans les chemins étroits des vallons de Rochecardon et désorganisée par l'explosion d'un caisson d'artillerie, fut atteinte à la place des Ormes, où périrent de Virieu et la plupart de ses hommes.
L'avant-garde formée de 200 cavaliers fut sabrée à son tour, sur les pentes du Mont-toux, par des détachements de l'armée conventionnelle accourus de Limonest ; le reste, après avoir traversé les bois de Chasselay en Fitlix, alla périr le lendemain à Saint Romain-de- Popée.
De Précy et quelques-uns de ses soldats parvinrent à se sauver.
En creusant les fondations du château des Ormes, on a trouvé de nombreux ossements provenant des Lyonnais tués le 9 octobre 1793.
La place des Ormes est encore célèbre par les jeux qui s'y faisaient aux jours de fête : courses à l'agneau, à l'oie etc. On y fait encore aujourd'hui le jeu de la seille, le lendemain de la fête patronale (fin juin).
C'est sur cette place que le 7 juillet 1642, Louis XIII se rendant à Lyon, fut reçu par les prévôts, échevins et notables de Lyon qui lui offrirent un repas champêtre sous des tentes de soie et d'or.
En 1836, Saint Rambert, soutenu par la veuve du général Suchet, tripla son étendue en prenant à Saint Cyr les territoires de Vaques et de la Sauvagère (environ 120 ha, par lesquels Saint Cyr touchait à la Saône. Saint Cyr avait alors 1840 h et Saint Rambert 560.
En 1866 fut posée la première pierre de l'église actuelle, remarquable par son architecture, elle a été édifiée sur les plans de l'architecte Bernard. Le clocher ne date que de 1896. De magnifiques vitraux, de blanches colonnes aux chapiteaux artistement fouillés donnent un aspect élégant à cette église qui est un des plus beaux édifices religieux du Lyonnais. Dans la maison qu'on aperçoit entre le pavillon et l'église est installé depuis 1909 le bureau de poste.
En 1869 fut inaugurée la place publique plantée d'arbres dénommée d'abord Place Neuve et, depuis 1911, Place de la République, où se trouve aujourd'hui le terminus du tramway de Saint Cyr à Lyon-Vaise. De cette place qui forme une superbe terrasse, le spectateur a sous les yeux un merveilleux panorama s'infléchissant par des collines verdoyantes sur la Saône et Lyon. Le spectacle est féérique, la nuit, lorsque brillent tous les feux qui éclairent la grande ville.
En 1870, Saint Cyr a logé 300 mobiles du Vaucluse, puis 38 francs titreurs revenant du combat de Dijon. Des mobiles de Marseille et de la Drôme campèrent en 1871 au Mont Cindre. Beaucoup tombèrent malades. Une ambulance fut organisée pour eux par une frêle jeune fille, Louisa Siefer écrivain et poète distingué dont les œuvres ont attendri bien des cœurs. "Vous m'avez tiré des larmes, Mademoiselle, lui écrivait E. Quinet, moi qui me croyais de pierre." Elle habitait une maison de la propriété Duval, aux Ormes. Ses principaux ouvrages sont : Rayons perdus, Méline, Les Stoïques, Comédies romanesques, Hélène, Etienne.
De nombreuses améliorations ont été faites à Saint Cyr pendant ces dernières années. Sous l'administration de M. Fouilloux, Maire de 1877 à 189…..de nouveaux chemins ont été ouverts, d'autres rectifiés, élargis, rendant les communications beaucoup plus faciles.
Sous l'administration du Maire actuel M. Gouverne et grâce à son dévouement éclairé, la municipalité a doté notre commune de nombreuses choses utiles qui, jointes à son climat tout à fait sa ….et à son caractère éminemment pittoresque, fond de Saint-Cyr le plus agréable séjour. Tramway, gaz, éclairage électrique, service d'eau du Rhône y ont amélioré les conditions de la vie.
Le 27 août 1911 a été inauguré, par M. Augagneur, député du Rhône, alors ministre des travaux publics, un des plus beaux groupes scolaires qui se soient construits jusqu'à ce jour. Ce bâtiment, merveilleusement situé, d'un aspect solide et élégant réunit toutes les conditions d'hygiène et de confort modernes. A l'intérieur tout est parfaitement installé et aménagé.
L'Ermitage du Mont Cindre. Une pièce manuscrite des archives du Rhône désigne frère Isaac comme fondateur de l'Ermitage. On n'est pas exactement fixés sur la date de cette fondation qui doit remonter vers le commencement du seizième siècle. Mais la nomination régulière des ermites par les chanoines de Lyon ne remonte qu'à 1650. Il est probable que les premiers anachorètes du Mont Cindre se contentèrent de l'autorisation verbale du chapitre de Lyon ou du curé de Saint Cyr et que l'ermitage ne fut pas constamment habité, car en octobre 1654, les ermites des diocèses de Lyon, de Vienne, du Puy réunis dans un sinode résolurent de rétablir l'ermitage du Mont d'Or, et désignèrent le frère Jean Jacques qui fut agrée par Antoine de Neuville, abbé de Saint Just, vicaire général de l'archevêque de Lyon. On raconte qu'étant arrivé à l'Ermitage il en trouva la porte fermée et qu'adroitement il y pénétra par la fenêtre ; il s'y enferma et y demeura trois mois entiers sans qu'on s'en aperçût. Il ne sortait qua la nuit pour aller se ravitailler. Il fut aperçu un soir par des carriers qui le virent sortir de l'ermitage et allèrent en informer le curé de la paroisse. Celui-ci le fit sommer trois fois par un huissier d'abandonner son poste. A la première sommation l'ermite répondit à l'huissier : "Monsieur, écrivez que j'ai besoin de pain." A la deuxième : "Ecrivez que j'ai besoin de fromage". A la troisième qui l'assignait à comparaître ; à comparaître au siège présidial de Lyon : "J'ai demandé du pain et du fromage à M. le Prieur (curé de Saint Cyr), il ne m'en a point donné et je requiers la cour que sa partie ait à satisfaire à ma demande. Il ne comparut point. Le prieur reçut de l'Archevêque l'ordre de le laisser en paix. Il resta huit ans et obtint la permission de réparer l'ermitage qui tombait en ruines.
Après lui, en 1661, Pierre Marceguiot et Bernard Gravier cohabitèrent dans l'ermitage, mais n'y firent qu'un court séjour. Le 23 janvier 1663, Louis Daguerre, prêtre est préposé à la garde de l'ermitage ; il a pour compagnon Jean Bocchard, du tiers ordre de Saint François. Une épitaphe inscrite sur une dalle de la chapelle témoigne de l'activité de ce dernier, mort le 13 septembre 1676, à l'âge de 43 ans.
Voici un abrégé de la description de l'ermitage faite par le baron Raverat, dans son ouvrage : Autour de lyon. "L'Ermitage est adossé au sommet de la montagne. Il se compose d'un petit enclos de trois bicherées où se trouvent la chapelle et deux modestes chambres affectées au logement de l'ermite ; d'une pièce de terre et d'un jardinet qui contient des fleurs et des légumes. La chapelle, que précède un porche vouté garni de bancs de pierre est surmontée d'un petit clocheton ogival, regarde l'orient. Il serait plus exact de dire : le sud.
On ignore le nom des ermites qui vécurent au Mont Cindre, de 1676 à 1740. A cette dernière date le gardien de la chapelle était frère François, nommé par le curé de Saint Cyr. Les Chanoines de Saint Jean, pour ne pas laisser prescrire leurs droits nommèrent Pierre Chazelle. On pense qu'ils purent s'entendre tous deux, mais le dernier fut menacé de coups de bâton par les habitants de Saint Cyr et poursuivi un jour à coups de pierres jusqu'à Collonges par un cordonnier nommé Frizolet. On alla jusqu'à tirer des coups pistolet dans sa demeure.
Vinrent ensuite Antoine Couchet 1763, Etienne Magoinier, Benoit Lamure, Pierre Chalupin, frère Jean Blanchet, décédé le 7 juillet 1784.
Le 9 thermidor, an IV, l'ermitage fut vendu au citoyen Méri Burel, mais le 6 fructidor, an VIII la commune le reprit en donnant à Burel le prix de l'adjudication des noix de la commune, 28 francs. Il est encore aujourd'hui propriété communale louée au curé de la paroisse.
En 1807, le philosophe Lyonnais Ballanche, alors âgé de 22 ans, fit une excursion au Mont Cindre et écrivit sur la muraille de l'ermitage la pensée suivante : « Cet ermitage rappelle assez bien les destinées humaines. Resserré dans des bornes étroites, on y jouit d'une étendue immense. »
De la terrasse de l'ermitage formant une petite place on a en effet, sous les yeux un panorama tout à fait grandiose, encadré, à l'est par le Jura et les Alpes, au sud par le contrefort du Pilat (1434m) à l'ouest, par les Monts du Lyonnais, au nord, par les sommets du Massif du Mont d'Or, dont le plus élevé est le Mont Verdun (625m).
Les derniers ermites ont été Van Houtegen, un Flamand, sous la révolution et l'empire, Georges Grataloup, ancien tailleur de pierre de Saint Cyr, décédé le 19 juillet 1824, Demare de Tarare, célèbre par sa longue barbe qui contrastait avec sa petite taille, Morisot 1835-1875, l'ermite idéal au visage large et calme, Damidot, (frère François) 1878-1910, originaire du Doubs. A son arrivée l'ermitage était dans un délabrement complet. Il l'eut bientôt restauré et embelli. C'est avec une ardeur incessante et un véritable goût artistique que le nouveau venu se mit à l'œuvre, déblayant, maçonnant, charpentant de ses propres mains. On lui doit les rocailles, les petites chapelles ajourées aux vitraux minuscules, l'observatoire, les magnifiques collections de plantes qui bordent les sentiers du jardin de l'ermitage ou en tapissent les rocailles, en un mot tout ce qui fait l'admiration des nombreux visiteurs qui affluent chaque année au Mont Cindre pendant la belle saison.
Nous avons encore présente à la mémoire l'attaque à main armée de l'ermitage, dans la nuit du 11 au 12 février 1913. La terrible frayeur que dut éprouver l'ermite doit encore troubler parfois son sommeil.
Superficie. 686ha, 69a, la surface des chemins non comprise
Population. D'après le recensement du 5 mars 1911, la population sédentaire est de 1876 habitants.
Maisons recensées à cette date : 402. Maisons inoccupées : 130
Ménages recensées à cette date : 571. Population de mai à octobre : 2 500 à 2 600 habitants.
Situation. Saint Cyr est situé au sud du massif du Mont d'Or. "Le Mont d'Or, en assiette belle, bonne et fertile, est communément estimé la plus belle et délectable montaigne de France." (Nicolas de Nicolais, histoire lyonnais)
Aspect. Notre commune, montagneuse dans la partie nord, vallonnée dans la partie sud, a un aspect des plus pittoresque, de beaux sites et de magnifiques points de vue d’où l'on découvre : à l'est, le plateau des Dombes avec ses grandes terres, ses étangs et les chaînons du Jura ; au sud, la ville de Lyon, la vallée du Rhône, la chaîne des Alpes avec ses glaciers qui étincellent au soleil levant, et le contrefort du Pilat 1434 m, à l'ouest, la plaine de l'ouest Lyonnais, les Monts du Lyonnais et les Monts de Tarare ; au nord, les points culminants du Mont d'Or, dont le plus élevé est le Verdun, 625m.
Bornes. 1° au nord, les communes de Poleymieux et Couzon ; 2° à l'est, celles de Saint Romain et Collonges ; 3° au sud, celles de Saint Rambert et Saint Didier ; 4° à l'ouest encore celle de Saint Didier.
Orographie. Deux sommets du Mont d'or sont sur le territoire de Saint Cyr : le Mont Cindre 467 m, le Mont Thoux ou Mont-Toux 610,50m. Le Mont Cindre tire son nom, soit de cindron, cendre, terre légère, soit du celtique "cant-ar" qui signifie conique. Le Mont-Toux, soit du celtique Taoux, chêne vert, tentatès, divinité gauloise, soit simplement de Montuosus, montueux.
Monographie du Mont d'Or, par Falsan et Locard, altitudes extrêmes : 201,29m-610,50m.
Hydrographie. La commune n'a pas de cours d'eau importants depuis qu'elle n'est plus limitée par la Saône, 1836. Citons cependant les petits ruisseaux d'Arches, de Pomet, des Combes. Ce dernier se jette dans la Saône à l'Ile-Barbe. Le Pomet est le principal affluent du ruisseau d'Arches. Ce dernier, après avoir arrosé un vallon frais et verdoyant, entre Saint Cyr et Saint Didier, va se réunir au ruisseau de Limonest pour former le ruisseau de Rochecardon qui se jette dans la Saône au quartier de l'Industrie.
La petite cascade que l'on aperçoit ici, et qui ne manque pas de charme, tombe de l'écluse d'un ancien moulin. Les eaux qui l'alimentent sont captées, un peu plus en amont, dans le ruisseau d'Arches et y retournent en un point où se touchent les trois communes de Saint Cyr, Saint Didier et Saint Rambert l'Ile Barbe.
Climat. – Le climat est relativement un peu froid sur les hauteurs, bien qu'en hiver il y brille souvent un soleil radieux pendant que Lyon et la vallée de la Saône sont couverts d'un épais brouillard. Les pentes qui regardent l'est, le sud et l'ouest, garanties des vents froids du nord, ont un climat tempéré.
Géologie. – Le sol est formé de terrain jurassique (terrain secondaire). Les couches intérieures renferment de nombreux fossiles : ammonites, bélemnites, gryphées arquées, oursins cordiformes, pentacrines etc.
Les terrains, argilo-calcaires, sont surtout favorables à la culture des arbres fruitiers, de la vigne et des prairies naturelles et artificielles.
La culture fruitière, la plus rémunératrice, à cause de la proximité du marché de Lyon, prend beaucoup d'importance depuis quelques années. Depuis 1910, les vignobles qui occupent encore 190 à 200 hectares, envahis comme ailleurs par les insectes, pyrales, cochylis etc, n'ont donné que de faibles récoltes, malgré les soins assidus et coûteux donnés à la vigne : 120 hl en 1910, 3130hl en 1911, 2025hl en 1912, 1430 hl en 1914, tandis qu'on avait récolté 6 800 hl en 1905, 6 000 en 1906, 6 500 en 1907, 5 000 en 1908, 4 075 en 1909. Le plan cultivé est le gamay, greffé.
Les vins, surtout ceux des côteaux du Mont Cindre, sont bons et de longue conserve. Tous s'écoulent facilement et à un bon prix.
Extrait de la chanson : le vin de Saint Cyr
Refrain : Le vin de Saint Cyr est mon dada,
Buvez de ce petit vin là,
Qui sait, en notre âme assombrie,
Verser la joie et la folie.
Le vin d'Saint Cyr est mon dada,
Buvez-en, je ne vous dit qu'ça ;
Pour chasser la mélancolie,
Il n'est que ce remède-là.
Dernier couplet : Pour faire un voyage agréable,
Prenez le tramway, Pont-Mouton ;
Et, pour voir un site admirable,
Montez le petit grimpillon ;
Sans trop suer, sans trop peiner,
Vous arriverez sans vous plaindre
Et vous irez tous déguster
Le vin des coteaux du Mont-Cindre.
Les prairies se trouvent en grande partie dans la montagne ; elles donnent un fourrage aromatique excellent. Sans la partie basse il y a de nombreux prés vergers dont le foin est peu estimé.
On élève peu de bestiaux. La statistique agricole porte les chiffres suivants : vaches : 130, chèvres : 170, brebis ou béliers : 57, chevaux : 124, une statisque de 1850 accuse la présence de 793 chèvres. Le lait de ces chèvres servait alors à la fabrication des fromages du Mont d'Or justement appréciés. Il s'en fait peu aujourd'hui. Le lait de vache se vend dans le pays ; la production est même insuffisante pendant la saison estivale.
Tableau des cultures
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Terres la bourables |
90 |
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Prairies |
240 |
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Pâturages |
25 |
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Vignes |
190 |
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Cultures maraichères |
30 |
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Cultures fruitières |
70 |
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Bois |
35 |
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Terrains non cultivés |
6 |
en hectare
Industrie et commerce. Notre commune est beaucoup plus agricole qu'industrielle. L'industrie de la pierre, très prospère autrefois, n'occupe aujourd'hui qu'une dizaine de carriers ou tailleurs de pierre. La pierre qui s'exploite encore est la pierre jaune (calcaire à entroques, de l'étage bajorien, que l'on taille pour en faire des moellons, des jambages de portes, de fenêtres, des escaliers, des éviers, etc. Il n'y a qu'une seule carrière de pierre grise (calcaire à gryphées de l'étage sinémurien), qui n'est plus exploitée. L'industrie du bois est représentée par une importante usine de charpente, menuiserie, mobilier scolaire, située aux Ormes (maison Chrétien), ancienne maison Gouverne Chrétien-L'Eglise.
Le commerce le plus important est celui des fruits, vendus en partie pour l'expédition, sur le marché de Lyon. Le commerce de l'alimentation comprend : 2 boucheries, 2 charcuteries, 4 boulangeries, une pâtisserie, une société d'alimentation, 10 épiceries etc.
Rues et places
La plus longue rue, et l'une des plus anciennes, est la rue du Mont d'or. A la suite est la rue Ampère. Les autres rues ont peu d'étendue.
Au centre du Bourg se trouve la place de la Mairie qui communique avec la place de la République, déjà citée, par l'avenue Victor Hugo.
Au nord du Bourg, au bout de la rue Ampère est la place de la Croix des Rameaux, aujourd'hui place Lassalle.
Administration, fonctionnaires, sociétés.
La commune fait partie du canton de Limonest, dont elle est éloignée de 6 km, de l'arrondissement de Lyon, distance de 8.7km. Elle est administrée par un Maire, un adjoint, un Conseil de 16 membres. Il y a un bureau de bienfaisance et assistance.
A St Cyr résident : le Receveur de l’Enregistrement du canton un percepteur, un agent-voyer cantonal, un notaire, un médecin, un pharmacien, une sage-femme.
Les sociétés y sont nombreuses : Société de Secours mutuels, Fanfare, Subdivision de Sapeurs-Pompiers, Amicales d’Anciens et Anciennes élèves des Ecoles publiques laïques, Société de chasse, Syndicat des Initiatives. Société d’Anciens combattants de 1870-71 Section de Vétérans.
MONOGRAPHIE SCOLAIRE
Ecole de Garçons. La première école de Garçons, fondée en 1756, était tenue dans la maison curiale par un instituteur choisi par le curé de la paroisse. L’instruction alors très élémentaire paraît avoir été donnée dans cette école jusqu’en 1883. On trouve dans les archives de la mairie un testament en date du 28 juillet 1779, par lequel une dame Pignard, épouse Granchant, fondé et dote à perpétuité une école pour les enfants pauvres de la paroisse de St Cyr, et pour ce lègue une vigne dont les revenus seront perçus par le curé pour la dite-école. Les enfants pauvres n’étaient pas encore admis dans l’école curiale.
De 1833 à 1846 l’école qui devient alors communale se tient dans une maison louée 160 francs, située sur la place principale. Il n’y a qu’une petite salle de classe, recevant 40 enfants en moyenne. L’instituteur a pour logement une cuisine, une chambre, une cave et un grenier. A la même époque il existe une école privée de garçons qui compte également une quarantaine d’enfants.
Dés 1839 un projet de construction d’école est dressé, mais l’acquisition du terrain donne lieu à une longue expertise, l’adjudication n’est donnée que le 47 septembre 1845, et les travaux terminés seulement en 1846. Le bâtiment destiné à l’école comprenait deux salles de chacune 28 m² environ, mais la classe ne se fit longtemps que dans une seule. L’instituteur avait comme logement un appartement de 3 pièces au 2ème étage de la Mairie. Il n’y avait qu’une très petite cour de récréation sans préau. Malgré son insuffisance et ses incommodités ce local a été utilisé jusqu’au mois d’août 1911.
L’école communale de garçons dirigée par des congréganistes (Frères Maristes), à partir du 10 octobre 1858 a été laïcisée le 1er mai 1878.
Ecole de Filles. Il n’y eut d’abord qu’une école privée pour les filles. L’école communale confiée à des religieuses, Sœurs de St Joseph, établie vers 1825, dans un local appartenant à la congrégation, a été laïcisée le 1er janvier 1880. L’école laïque communale de filles, installée provisoirement dans un local loué par la commune fut transportée en octobre 1880, dans une maison édifiée par les soins de la municipalité sur une partie de l’ancienne église. En 1900 la maison fut agrandie pour l’aménagement d’une 2ème classe. En 1903 une classe enfantine fut adjointe à l’école de filles. On l’installa dans une des salles de la mairie. L’école de filles est au nouveau groupe depuis le 1er octobre 1911.
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Instituteurs Directeurs |
Instituteurs adjoints |
Institutrices Directrices |
Institutrices adjointes
Mmes |
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Bernoud 1795 |
Vicherat 16 novembre 1878 |
Congréganistes 1825-1879 |
GLIN 29 septembre 1899 |
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Roux 1813 |
Vallet octobre 1880 |
Mme Poizat 29 décembre 1879 |
Roche 26 septembre 1903 |
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Mertens 1822 |
Duret 10 octobre 1881 |
Mme Chevalon 19 octobre 1880 |
Roux 24 mars 1904 |
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Porot-Budin 1845 |
Musset 16 avril 1884 |
Mme Ruet 16 avril1884 |
Perret 5 janvier 1905 |
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Ferrand 1849 |
Gauthier 22 septembre 1887 |
Mme Perret 18 septembre 1893 |
Mazerand 1er août 1907 |
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Congréganistes 1858-1878 |
Leroudier 1er février 1889 |
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Mignot 30 septembre 1908 |
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Proriol 29 avril 1878 |
Gachot 27 avril 1894 |
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Sandre 28 décembre 1911 |
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Favre 1er juillet 1879 |
Brunet 31 mars 1900 |
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Renaud 16 avril 1913 |
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Perret 18 septembre1893 |
Revol 14 avril 1903 |
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Cornier 1er janvier 1914 |
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Blanchard 2 août 1907 |
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Rouffiac 30 juillet 1909 et 1er octobre 1912 |
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Roche 25 août 1910 |
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Rouveron 5 janvier 1912 |
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Cécillon 1er mai 1912 |
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Ecole de Garçons Ecole de Filles
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Effectif |
Certificat d’études P R |
Prix |
Effectif |
Certificat d’études P R |
Prix |
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1893-1894 44 |
1894 2 1 |
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1893-1894 28 |
1894 4 3 |
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1894-1895 46 |
1895 3 2 |
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1894-1895 44 |
1895 4 3 |
1 |
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1895-1896 52 |
1896 2 1 |
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1895-1896 50 |
1896 2 2 |
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1896-1897 60 |
1897 4 3 |
1 |
1896-1897 47 |
1897 2 2 |
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1897-1898 62 |
1898 4 4 |
2 |
1897-1898 54 |
1898 3 3 |
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1898-1899 53 |
1899 4 4 |
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1898-1899 57 |
1899 1 1 |
|
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1899-1900 55 |
1900 2 2 |
1 |
1899-1900 50 |
1900 2 1 |
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1900-1901 62 |
1901 4 4 |
1 |
1900-1901 59 |
1901 1 1 |
|
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1901-1902 63 |
1902 2 0 |
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1901-1902 57 |
1902 7 3 |
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1902-1903 61 |
1903 3 3 |
1 |
1902-1903 114 |
1903 3 3 |
|
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1903-1904 61 |
1904 6 5 |
|
1903-1904 112 |
1904 4 4 |
|
|
1904-1905 60 |
1905 2 2 |
1 |
1904-1905 105 |
1905 7 7 |
|
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1905-1906 63 |
1906 3 3 |
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1905-1906 97 |
1906 3 2 |
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1906-1907 62 |
1907 5 4 |
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1906-1907 102 |
1907 7 7 |
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1907-1908 64 |
1908 2 2 |
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1907-1908 108 |
1908 6 6 |
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1908-1909 66 |
1909 5 4 |
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1908-1909 94 |
1909 4 4 |
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1909-1910 64 |
1910 2 2 |
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1909-1910 95 |
1910 4 4 |
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1910-1911 66 |
1911 1 1 |
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1910-1911 108 |
1911 5 5 |
1 |
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1911-1912 73 |
1912 7 6 |
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1911-1912 84 |
1912 3 3 |
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1912-1913 68 |
1913 2 2 |
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1912-1913 75 |
1913 4 4 |
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Elèves admis à l’école de la Martinière : 4 Aux écoles primaires supérieures : 11 A l’école d’horlogerie de Lyon : 1 |
Elèves admises aux écoles primaires supérieures : 9 |
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Banquet offert aux élèves des écoles laïques par la municipalité
14 juillet 1913
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Date de la fondation |
Nombre moyens : |
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Caisse d’épargne scolaire |
1er octobre 1897 |
D’épargnants Garçons : 45 Filles : 30 |
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Etudes surveillées |
1er octobre 1911 |
D’élèves présents Garçons : 45 Filles : 30 |
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Ouvroir municipal |
1er octobre 1911 |
D’élèves présents Filles : 30 |
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Gardiennat municipal |