
ACPG : Anciens Combattants Prisonniers de Guerre
CATG : Combattants Algérie, Tunisie, MarocAmicale des Anciens Combattants
ACPG : Anciens Combattants Prisonniers de Guerre CATM : Combattants Algérie, Tunisie, Maroc.
L’année écoulée eut ses moments de joie et de peine.
En effet, notre section a vu disparaître Clovis Gandon et Serge Tonnelier.
Nous aurons une pensée particulière pour Serge Tonnelier, « Toto » pour tous ses amis, qui fit don à la commune d’une maquette de l’église actuelle de Saint-Cyr au 20/1000, un ouvrage réalisé heure par heure pendant quinze ans. Cette maquette mériterait un sort meilleur que d’être posée dans un coin de la salle du conseil, à la mairie, dans l’anonymat le plus complet.
Nous avons honoré Paul Guinchard, à qui nous avons remis la croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze, lors de la cérémonie du 11 novembre.
Les anciens combattants sont attachés au patrimoine communal et au patrimoine historique.
Le 8 mai 2005 sera une date importante pour les survivants aux épreuves de la guerre et de la déportation, envers qui nous avons un devoir de mémoire, à l’occasion de ce 60ème anniversaire.
Le 8 mai 2005 sera une date importante
André Morateur, président
La section de Saint-Cyr-au-Mont d’Or regroupe les anciens combattants 1939/1945, les prisonniers de guerre, les combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc et les veuves de guerre.
Elle commémore par une plaque souvenir nos camarades disparus - cette année, Louis Pouget.
ACPG : Anciens Combattants Prisonniers de Guerre
CATM : Combattants Algérie, Tunisie, Maroc
>>> La section de Saint-Cyr au Mont d’Or s’étiole au fil de années.
A l’heure actuelle , nous avons gardé le repas du 11 novembre et le concours de boules (pétanque) du 8 mai. Par contre, nous nous sommes mobilisés afin de garder le devoir de mémoire en souvenir de nos morts et de nos disparus.
L’année 2003, suite à une décision arbitraire, a été fixée la date du 5 décembre pour rendre hommage aux victimes de la guerre d’Algérie. A tort ou à raison, la section de Saint-Cyr ne s’est pas associée à cette cérémonie : cette date du 5 décembre peutelle représenter le symbole de la réconciliation ? Personnellement, je ne le crois pas.
>>> Alors, à quelle date doit-on commémorer la fin des événements reconnus tardivement (octobre 1999) comme une véritable guerre
Notre assemblée générale 2004 devra définir une ligne de conduite claire à ce sujet. En ce qui me concerne, j’opterais pour une solution où tous les combattants de Saint-Cyr, toutes générations confondues, puissent se ranger sous une même bannière.
André Morateur, Président
Nous participons aux manifestations cantonales : assemblée générale, concours de boules qui s’est déroulé le 3 mai à Saint-Cyr, moment privilégié pour se retrouver ; Sur le plan départemental et plus officiel, au 60ème anniversaire du massacre des Tirailleurs Sénégalais.
Pour tous renseignements,
s’adresser au bureau de la section
André Morateur, président.
Claude Goupil, trésorier.
En mai 1942, dans ce « Tata » érigé par Jean Marchiani, Secrétaire Général de l’Office départemental des Mutilés, Combattants, Victimes de la Guerre et Pupilles de la Nation, ont été rassemblés sous son contrôle, les corps gradés et soldats du 25e Régiment de Tirailleurs Sénégalais morts pour la France dans les combats livrés dans ce département le 19 juin 1940.
Bref historique du Tata
Dévalant en direction du Sud le 19 juin 1940, les Colonies Blindées allemandes atteignaient les avancées de Lyon à la sortie sud des Chères.
En tête, le régiment réputé le plus dur de la Wermacht ; aucune résistance depuis Troyes n’avait été opposée. Les y attendaient les quatre canons de 75 du Lieutenant de Réserve Pangaud, et la 3e Compagnie du 25e Régiment de Tirailleurs Sénégalais commandée par le Capitaine Gouzy.
A 10 heures 30 apparaissait la première voiture dans laquelle un officier allemand portant un drapeau blanc criait : « Laissez-nous passer. L’Armistice est signée ».
Fidèles à la consigne qui leur avait été donnée de se battre sur place coûte que coûte, nos magnifiques Paysans Noirs engagèrent eux-mêmes le combat contre ces géants de la guerre arrivant sur eux gonflés de victoire.
La lutte fut brève mais âpre.
Une soixante de Sénégalais retranchés dans Chasselay eurent l’audace de tenter une contre-attaque dans la nuit du 19 au 20 juin, mais submergés par des effectifs cent fois plus étoffés, ayant épuisé tous les moyens de résistance, ces braves furent capturés.
Emmenés au lieu dit « Vide Sac », ils reçurent l’ordre de se disperser dans les champs. Postés en bordure, mitrailleuses et canons faisaient feu sur ces hommes exténués et désarmés. Le Boche marquait ainsi sa facile victoire, de la plus vile lâcheté : puis parachevant le massacre, un char lourd tel un monstrueux rouleau compresseur laminait les blessés gisant dans le pré.
C’est à cet endroit que j’ai décidé d’ériger le « Tata » qui veut dire : enceinte de terre sacrée où sont inhumés les guerriers morts pour leur pays. Le 8 novembre 1942 pendant l’occupation, on l’inaugurait en grande solennité.
L’Histoire de ces braves mérite de passer à la postérité.
Elle est la sublime Epopée des « Preux Chevaliers Noirs de l’Afrique Française » qui au nombre de 200 attaquèrent courageusement plus de 25 000 ennemis uniquement pour sauvegarder l’Honneur.
J. Marchiani