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Chenilles processionnaires

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Lutter contre un nuisible dangereux, les chenilles processionnaires.

Cette larve d’un papillon de nuit présente deux dangers :

  1. L’affaiblissement des arbres (différentes espèces de pins : pin d’Alep, pin maritime, pin noir d’Autriche, pin laricio, pin sylvestre, et le cèdre) et une plus grande vulnérabilité vis-à-vis des maladies et parasites.
  2. Des risques pour la santé : démangeaisons, œdèmes, troubles respiratoires et oculaires, …

Leur présence se manifeste sous deux formes, selon la période de l’année :

  • Soit dans des nids (photo 1)
  • Soit en file indienne (procession) lorsque les larves rejoignent le sol pour s’y enfouir et accomplir leur métamorphose (photos 2)

Chenilles processsionnaires

Afin de lutter contre l’impact nocif de la chenille processionnaire sur l’environnement mais également sur la santé, il est rendu obligatoire aux propriétaires ou locataires de lutter contre cet insecte de différentes manières en fonction de l’évolution de l’insecte :

Décembre à avril : Mise en place d’éco-piège
Ce piège à chenilles consiste à installer un dispositif directement sur le tronc de l’arbre infesté de nids. Lorsque les chenilles vont quitter leur nid d’hiver et descendre du pin pour aller s’enterrer, les chenilles vont être canalisées dans la collerette de l’éco-piège et n’auront pas d’autre solution que de descendre dans le tuyau qui mène dans le sac rempli de terre. Là, elles vont croire qu’elles sont arrivées sur terre et elles font s’enfouirent dans la terre et se transformer en nymphe. Fin juin, il suffit de décrocher le sac et de le jeter.

Simple à mettre en place, sans produit chimique, « l’éco-piège » est également recommandé par l’I.N.R.A. L’ensemble des renseignements nécessaires concernant ce piège peuvent être trouvé à l’adresse suivante : www.lamesangeverte.com.
Notez que l’installation doit se faire très rapidement avant l’arrivée du printemps, et plus généralement, avant l’arrivée de températures plus clémentes.

Fin juin à mi septembre : Mise en place de pièges à phéromone
Cette méthode consiste à installer des pièges à phéromone sexuelle directement dans les arbres. Le piège suspendu aux branches basses du pin et sur les branches charpentières pour la processionnaire du chêne, diffuse l’odeur du papillon femelle (phéromone). Attirés par cette phéromone, les papillons mâles volent autour. Épuisés, ils finissent par tomber dans l’entonnoir où ils se retrouvent piégés et se noient dans le liquide versé au fond du seau.

Novembre à avril : couper les nids et les incinérer
Il est indispensable de retirer les nids des arbres à l’aide d’un échenilloir sur une perche plus ou moins longue ou d’une nacelle si la hauteur des pins est importante afin de limiter les effets dues aux poils urticants qui se trouvent dans les nids et de diminuer les processions des chenilles entre mars et avril.
Bien penser à utiliser des gants, un masque et des lunettes

A l’avenir, il convient également de réfléchir aux types de plantations que les habitants sont amenés à réaliser. En d’autres termes, est-il opportun de poursuivre les plantations des espèces colonisées par les chenilles processionnaires (pins, cèdres), considérant de surcroît, le caractère exogène de ces dernières. Ne vaut-il pas mieux préférer des essences locales ?
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